Retrouvez les interventions des membres du collectif Pour un vrai cinquième risque ( extraits vidéos) lors de la conférence de presse du 2 mars 2011 au Grand Orient de France à Paris du collectif
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POUR UN VRAI CINQUIEME RISQUE
ACCOMPAGNER LA DEPENDANCE
Retrouvez les interventions des membres du collectif Pour un vrai cinquième risque ( extraits vidéos) lors de la conférence de presse du 2 mars 2011 au Grand Orient de France à Paris du collectif
1. PREAMBULE
Le 12 mai 2009, le Président de la République annonce un projet de loi sur la création d’un « cinquième risque » afin de prendre en charge la « dépendance ». Le 16 novembre 2010, il réitère sa volonté de promulguer une loi avant fin 2011.
Ainsi a-t-il fait naître l’espoir que les personnes en situation de handicap quel que soit leur âge bénéficieraient enfin du droit commun en matière de protection sociale.
Devant l’absence de compensation des handicaps par la sécurité sociale, les pouvoirs publics avaient en effet créé en 1975 une allocation compensatrice (ACTP) permettant de financer l’aide
apportée par une tierce personne aux
personnes handicapées quel que soit leur âge et l’origine du handicap. L’augmentation du coût de ces allocations du fait du vieillissement démographique a conduit, en 1997, à séparer les
personnes handicapées de moins de 60 ans des personnes de 60 ans et plus qualifiées de « dépendantes ». Cela a donné naissance à deux dispositifs aujourd’hui très inégalitaires : la prestation de
compensation du handicap (PCH) pour les premières et l’allocation pour l’autonomie (APA) pour les secondes.
Actuellement, les propositions avancées par le gouvernement maintiennent cette barrière d’âge.
Or, celle ou celui que la maladie, l’accident, le vieillissement, ont placé en situation de perte d’autonomie, partielle ou totale, temporairement ou définitivement, quel que soit son âge, est un citoyen de plein droit.
Il requiert de la Nation, comme toute autre personne, une égale place dans la société, dans tous les domaines et tout au long de sa vie.
Les valeurs que nous défendons sont celles d’une République solidaire qui met toute personne au coeur de sa législation et de ses efforts financiers, sociaux, culturels…
Le nombre de personnes en situation de handicap touchant une allocation (ACTP, PCH, APA), s’élève actuellement à plus de 1,5 million. Il devrait progresser en raison de l’allongement de
l’espérance de vie dans les décennies
à venir.
L’accompagnement des personnes concernées est une nécessité absolue, afin de préserver le plus longtemps possible leur autonomie à domicile comme en établissement.
De nombreux rapports ont montré les limites et les inégalités des dispositifs de compensation actuels tant dans leur organisation que dans leur financement.
La meilleure façon d’aider à l’autonomie est la création d’une nouvelle couverture de protection sociale ou « cinquième risque ». Celui-ci s’ajoutera à ceux qui concernent la
maladie, la famille, les accidents du travail
et les retraites.
Cette création constitue un enjeu majeur de solidarité.
2-FONDEMENTS ETHIQUES POUR UNE SOCIETE DU « VIVRE ENSEMBLE »
L’éthique n’est pas seulement l’affaire des personnels et des experts du secteur médical ou social mais aussi et surtout celle des citoyens avec un regard issu de la diversité de leurs références
philosophiques, culturelles ou
spirituelles.
L’éthique s’appuie sur des valeurs et des principes qui s’appliquent au besoin d’aide, lié :
Nous plaidons pour une société « du vivre ensemble », fondée sur le respect des différences physiques et/ou mentales de chacun, une société dans laquelle la solidarité assure l’égalité des chances, des droits et des devoirs devant la vie.
Or le handicap est encore trop souvent considéré comme une exclusion dans notre société et encore davantage quand la personne handicapée est âgée.
La loi du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a constitué une nette avancée par la reconnaissance de droits, pas encore tous appliqués. Cette loi avait prévu de supprimer en 2010 les barrières d’âge, dans les dispositifs de compensation ainsi que dans les modalités de financement des établissements.
Les personnes, de tout âge ayant besoin d’aide pour la réalisation des actes essentiels de la vie, quel que soit leur âge, sont des personnes humaines qui conservent, le plus souvent, des
capacités intellectuelles et physiques et une
vie affective. Quel que soit leur lieu de vie, la présence d’un environnement relationnel familial, amical, de voisinage ou résidentiel, voire professionnel, quel que soit le niveau de
l’incapacité, est indispensable pour rompre la solitude et l’isolement, maintenir un lien social et préserver, chaque fois que possible, une vie sociale et la citoyenneté.
Les valeurs humanistes de liberté de conscience, de solidarité, d’égalité et d’équité constituant notre modèle social, sont le socle de tout accompagnement médico-social de la perte d’autonomie mettant au centre de toute action le respect des besoins et souhaits des personnes accompagnées, indépendamment de leur âge et de leur situation sociale et financière, valeurs garantes de notre contrat social.
Ces valeurs se concrétisent à travers un projet de société essentiel dont l’objectif est le maintien de la qualité de vie. Ce projet oblige à intervenir dans de nombreux domaines, la santé, l’éducation, la culture…, et à assurer, entre autres, un emploi, un environnement physique accessible et sain, l’égalité entre les sexes, la participation à la vie sociale, la sécurité.
Pour mettre en oeuvre ces valeurs, nous devons :
Changer sur le long terme :
Elles sont considérées comme autant de charges pour la société et pour lesquelles, les générations plus jeunes devraient s’apprêter à faire toujours plus de sacrifice.
Agir dès maintenant :
C’est en favorisant et en respectant la prise de parole et l’expression de tous que l’aide à l’autonomie, le vieillissement, l’allongement de la durée de vie, s’intègreront dans
l’intégralité du parcours de vie de chacun et des différentes générations constitutives de la société.
3- DROIT UNIVERSEL A L’AIDE À L’AUTONOMIE
Ce que nous ne voulons pas
Ce que nous voulons
4-CONCLUSION
Le combat pour l’autonomie de la personne constitue un levier important de dynamisme pour la société toute entière.
Il s’agit de répondre aux besoins actuels de la population, en oeuvrant pour la qualité du cadre de vie de tous, en facilitant des liens entre les différents professionnels et les institutions
des secteurs de la santé et du médico social
avec les aidants familiaux ou le voisinage. Ces objectifs doivent être atteints en préservant les capacités des générations futures à répondre à leurs besoins.
C’est un axe majeur du développement durable.
C'est en favorisant l'expression et la prise de parole de tous que l’allongement de la vie s'intègrera dans le paysage des projets économiques, d'urbanisme, d'éducation, d'emploi, de santé
publique, de développement local, etc.
Répondre aux besoins non couverts ou émergents que font naître les situations de handicap plurielles, s’inscrire dans une politique publique centrée sur l'utilité du «vivre ensemble », c’est créer des emplois qui ne risquent pas d’être délocalisés, c’est créer des nouveaux métiers, c’est aussi participer au développement économique, culturel et social de notre pays.
La question du financement de ce nouveau droit s’impose :
Le 14 février 2011.
Pour signer la pétition du collectif pour un vrai 5ème risque
CONFERENCE DE PRESSE
Les rédacteurs du Manifeste « Pour un vrai cinquième risque »
vous invitent le mercredi 2 mars à 17 heures
GODF
16 rue Cadet
75009 PARIS
métro Cadet
Contact presse : +33.6.10.45.56.96 pourunvraicinquiemerisque@gmail.com
Et MEMBRES REDACTEURS DU MANIFESTE
Pour un vrai 5ème risque : accompagner la "dépendance" (Prestation Sociale Universelle d'aide à
l'Autonomie)
Association d'études et de recherche en économie sociale (AERES).
Associations des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).
Confédération française des retraités (CFR).
Collectif des démocrates handicapés (CDH).
Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leur famille (FNAPAEF).
Grande Loge Féminine de France (GLFF).
Grand Orient de France (GODF).
BELLANGER François, président de la CFR.
BONNET Maurice, ancien membre du Conseil économique et social, ancien vice-président du CNRPA.
CAUDRON-CALLEWAERT Jean-Michel, consultant en ingénierie gérontologique.
CAILLET René, directeur d'hôpital.
DENIS Sylvain, vice-président du Comité national des retraités et des personnes âgées (CNRPA).
ENNUYER Bernard, sociologue.
DE VIVIE Annie, fondatrice d'Agevillage.com
FONTAINE Jean-louis, président du CDH
GONGORA José, coordonnateur du collectif, GODF.
GIZOLME Romain , AD-PA.
HENRARD Jean-Claude, professeur émérite de santé publique, gérontologue.
HORWITZ Marc, journaliste, spécialiste de santé publique.
LEGALL Joëlle, présidente de la FNAPAEF.
POULET Alain, président de l' AERES.
Rejoignez-nous et signez
le manifeste :
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